Communes Françaises

La distance réelle aux services publics, commune par commune

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Nous avons noté les sites internet des communes : la médiane est basse

Vingt-deux mille sites relevés, vingt-et-un mille notés sur cent, à partir de faits mesurés et non d'appréciations. Les cinq critères, et ce que la note ne juge pas.

contient une mesure de ce site

Les communes déclarent leur site officiel dans l’annuaire de l’administration. Nous avons relevé 22 151 de ces sites le 6 septembre 2026, et 21 417 ont pu être notés.

La note médiane est de 55 sur 100.

Les cinq critères, tous mesurés

Aucune appréciation esthétique, aucun jugement sur le contenu. Cinq faits vérifiables :

Les en-têtes de sécurité. Présents ou absents. Ce sont des lignes de configuration du serveur, gratuites à poser, et leur absence est le défaut le plus répandu.

Les services tiers chargés avant tout consentement. Un site public qui envoie l’adresse de ses visiteurs à un service commercial avant qu’ils aient donné leur accord pose un problème, et c’est mesurable en regardant ce que la page appelle.

La déclaration d’accessibilité et son niveau de conformité. Elle est obligatoire pour un site public. Son absence est un fait, pas une opinion.

Les mentions légales.

Le temps de réponse.

Chaque point retiré est affiché avec son motif, sur la fiche de la commune. La note n’est donc pas un chiffre à croire : c’est un chiffre à vérifier.

Ce que la note ne juge pas

La qualité du contenu. Un site avec un excellent guide des démarches et sans en-tête de sécurité aura une note basse. C’est assumé : nous mesurons ce qui se mesure de l’extérieur, et le contenu ne s’évalue pas mécaniquement.

L’ergonomie. Elle demande un jugement humain sur chaque site, ce qui est hors de portée pour vingt-deux mille sites.

L’utilité réelle pour l’habitant. Un site parfait sur nos cinq critères peut n’apporter aucune information pratique.

Pourquoi ces critères et pas d’autres

Parce qu’ils partagent trois propriétés : ils sont mesurables à distance, ils sont identiques pour tous les sites, et ils portent sur des obligations ou des bonnes pratiques établies.

Une note construite sur des critères subjectifs ne serait pas comparable d’une commune à l’autre, ce qui la rendrait inutile pour un observatoire.

Ce qu’un secrétaire de mairie peut en faire

Chaque point retiré porte son motif. Trois des cinq critères se corrigent en une demi-journée par un prestataire, sans refonte :

Les en-têtes de sécurité : quelques lignes de configuration.

Les mentions légales : une page.

La déclaration d’accessibilité : elle demande un audit pour être sincère, et elle est obligatoire. Publier une déclaration honnête mentionnant une conformité partielle vaut mieux que ne rien publier.

Le quatrième, les services tiers, demande de retirer ou d’encadrer ce que le site charge, et c’est souvent une question de greffon d’analyse d’audience.

La limite de notre relevé

Il porte sur les sites déclarés dans l’annuaire de l’administration. Une commune qui a un site sans l’avoir déclaré n’est pas relevée, et une commune dont la déclaration pointe vers une adresse périmée reçoit une note qui reflète cette adresse.

C’est une limite de la source, et elle est en soi une information : une déclaration à jour fait partie du service public numérique.

À lire ensuite

Les chiffres cités sont ceux de ce site, et la page de méthode dit comment ils sont calculés. Les distances sont mesurées vers le service le plus proche, quelle que soit sa commune.

Site indépendant. Données publiques : référentiel geo.api.gouv.fr, Annuaire de l'administration de la Direction de l'information légale et administrative. L'indice d'accès aux services publics et la note des sites officiels sont calculés par nous, selon la méthode publiée. Ni l'État ni une administration n'éditent ce site.